Je ne sais pas si vous mesurez ce qui est en train de se passer. Alex Karp, le patron de Palantir, ne va plus chercher ses talents à Harvard. Il les forme lui-même. Des jeunes de 18 ans, sans diplôme, choisis sur leur seul talent, qui codent sur de vrais projets et lisent de la philosophie politique entre deux sprints. Il appelle ça « le diplôme Palantir ». Et aujourd'hui le New York Post titre que les boîtes tech lancent leurs propres programmes parce qu'elles ne peuvent plus compter sur l'Ivy League. Ce n'est pas une anecdote RH. C'est un basculement de civilisation. Pendant des décennies, les entrepreneurs ont confié à l'université la mission la plus sacrée qui soit : former les esprits. Ils comprennent aujourd'hui que cette mission a été trahie. Les institutions censées produire des penseurs libres produisent des conformistes. Le mérite a été remplacé par des critères opaques. L'enseignement est devenu catéchisme. Paul Graham l'avait vu avant tout le monde. Alors ils font ce que font les bâtisseurs quand un système les trahit. Ils ne le réforment pas. Ils en construisent un autre, à côté. Elon n'a pas attendu que la NASA se réveille, il a fait SpaceX. Il n'a pas réformé les médias, il a racheté la place publique. Les entrepreneurs ne cherchent plus à convaincre l'État. Ils font l'État, partout où l'État a abdiqué. Relisez La Grève d'Ayn Rand. Nous y sommes. Les bureaucrates gardent les titres, les budgets, les bâtiments. Mais ils perdent la seule chose qui compte : la confiance. Aux États-Unis, à peine 28 % des gens font encore confiance aux médias. Un plus bas historique. Plus personne ne croit ceux qui prétendent nous dire quoi penser. On entend partout que l'école est finie. Je pense exactement l'inverse. Ce n'est pas l'école qui est morte. Ce sont les institutions qui l'ont confisquée. L'école, la vraie, celle de l'Académie d'Athènes, des ateliers de la Renaissance, du maître et de l'apprenti, va renaître. Plus exigeante. Plus juste. Sans dette, sans dogme, sans diplôme comme rente à vie. Une école qui ne fabriquera plus des diplômés, mais des polymathes. Des esprits libres, capables de coder, de penser, de construire et de douter. Ce sont eux qui créeront la valeur des cinquante prochaines années. J'ai appris à coder seul à 12 ans. Aucun amphi ne m'a appris ce que j'ai appris en construisant. Je sais ce que devient un talent quand on le laisse respirer. L'université a eu des siècles pour former les meilleurs esprits. Les entrepreneurs vont le faire en une décennie. La grande reconstruction a commencé.
— Brivael Le Pogam (@brivael) October 1, 2026
Translation:
I don’t know if you realize what’s happening.
Alex Karp, the head of Palantir, is no longer recruiting his talent from Harvard. He’s training them himself. Young people of 18, without degrees, selected solely on their talent, who code on real projects and read political philosophy between two sprints. He calls it “the Palantir degree.” And today the New York Post headlines that tech companies are launching their own programs because they can no longer rely on the Ivy League.
This isn’t an HR anecdote. It’s a civilizational shift.
For decades, entrepreneurs entrusted universities with the most sacred mission there is: to shape minds. They now understand that this mission has been betrayed. The institutions meant to produce free thinkers are churning out conformists. Merit has been replaced by opaque criteria. Teaching has turned into catechism. Paul Graham saw it before anyone else.
So they’re doing what builders do when a system betrays them. They don’t reform it. They build another one, right alongside.
Elon didn’t wait for NASA to wake up; he created SpaceX. He didn’t reform the media; he bought the public square. Entrepreneurs no longer seek to convince the state. They become the state, wherever the state has abdicated.
Reread Ayn Rand’s *Atlas Shrugged*. We’re there. The bureaucrats keep the titles, the budgets, the buildings. But they’re losing the only thing that matters: trust. In the United States, barely 28% of people still trust the media. A historic low. No one believes those who claim to tell us what to think anymore.
Everywhere you hear that school is over. I think exactly the opposite.
It’s not school that’s dead. It’s the institutions that hijacked it. School, the real one—that of the Athenian Academy, the Renaissance workshops, the master and apprentice—is going to be reborn. More demanding. More just. Without debt, without dogma, without a degree as a lifelong annuity.
A school that will no longer produce graduates, but polymaths. Free minds, capable of coding, thinking, building, and doubting. They’re the ones who will create the value of the next fifty years.
I taught myself to code at 12. No lecture hall taught me what I learned by building. I know what happens to talent when you let it breathe.
The university had centuries to shape the best minds. Entrepreneurs will do it in a decade.
The great rebuilding has begun.
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